Test Samsung Galaxy Z Flip3 : il se plie à toutes vos envies

Fiche technique du Samsung Galaxy Z Flip 3 :

Design du Samsung Galaxy Z Flip 3

Le Samsung Galaxy Z Flip3 reprend exactement les lignes de son prédécesseur à tel point qu’il propose des dimensions strictement identiques tout comme son poids de 173 grammes, plutôt raisonnable pour un smartphone pliant. Mais par rapport aux autres modèles actuellement disponibles sur certains marchés, le Flip3 s’appuie sur une ouverture horizontale ce qui lui permet d’offrir une forme extrêmement compacte lorsqu’il est fermé. C’est d’ailleurs l’une de ces grandes forces et au quotidien, finalement, on est content de « retrouver » un appareil mobile qui ne prend pas beaucoup de place en poche. On se prend même à le chercher parfois si la poche en question (ou le sac) est un peu grande. Certes, il fait 17,3 mm d’épaisseur replié, mais seulement 7,2 mm lorsqu’il est ouvert, comme les plus fins du marché. Il est décliné en quatre coloris : vert, lavande, crème ou noir.

La charnière a été revue pour proposer une ouverture plus flexible et plus facile que le précédent modèle. L’ouverture à une main est possible, mais un peu délicate. Lorsqu’il est ouvert, il reste très stable, ne basculant pas en arrière et autorisant une telle position pour regarder certains médias, par exemple. Il peut tenir comme cela jusqu’à un angle d’ouverture de 145 degrés, sans basculer. Une position à 90 degrés, voire légèrement plus, permet également de se prendre en selfie sans avoir le bras tendu, le mobile étant simplement posé en face de soi. C’est extrêmement pratique. D’après Samsung, la charnière a été certifiée pour résister à au moins 200 000 manipulations, soit 100 pliages par jour pendant 5 ans. Fermé, les bords sont très légèrement plus rapprochés l’un de l’autre que sur le Galaxy Z Flip 5G. Toutefois, il faut constater qu’il y a un petit espace. Ce n’est pas le cas du smartphone pliant Oppo Find N dont les deux volets se touchent littéralement. L’appareil profite d’un châssis en aluminium, plus résistant que le précédent modèle. En outre, notez sa certification IPX8, ce qui le rend totalement étanche à l’eau douce, mais pas à la poussière. C’est déjà une excellente chose et permet ainsi à cet appareil de tenir son rang de véritable vitrine technologique.

Ouvrons le mobile pour en faire le tour et constater la présence, comme sur le précédent modèle, du lecteur d’empreinte digitale sur le profil droit, au niveau du bouton de mise en veille. Il est un peu haut lorsque le mobile est ouvert, mais bien placé lorsqu’il est fermé. Juste à côté, il y a le double bouton pour gérer le volume. Le tiroir pour la carte SIM est situé sur le profil opposé. Une seule est supportée, mais notez la possibilité d’activer la fonction eSIM pour une deuxième ligne. Malheureusement, impossible d’étendre la capacité de stockage interne.

Enfin, sur la tranche inférieure, il y a le connecteur USB-C et une grille pour le haut-parleur. L’autre enceinte est installée au-dessus de l’écran. On profite donc d’un son stéréo ce qui est une bonne chose d’autant que le niveau est plutôt cohérent. Les médiums et les aigus sont bien présents beaucoup plus que les basses fréquences manquantes à l’appel. Le son sature lorsqu’on pousse le volume un peu trop haut. Notez la compatibilité avec le format Dolby Atmos. On aura vite fait de lui associer un casque en Bluetooth ou d’utiliser un adaptateur pour un système d’écoute filaire. Comme le précédent Galaxy Z Flip, celui-ci est compatible 5G, mais propose, cette fois du Wi-Fi 6, plus performant avec un meilleur débit et une plus grande portée. L’appareil est bien entendu compatible NFC pour le paiement sans contact. Si vous utilisez le service Samsung Pay, il n’est pas nécessaire d’ouvrir l’appareil pour payer. Il suffit de faire glisser un doigt sur l’écran tactile pour activer la fonction de paiement puis de l’approcher du terminal et de valider l’opération en posant le doigt sur le lecteur d’empreinte digitale. Malheureusement, cette fonction n’est disponible qu’avec Samsung Pay et ne marche pas avec Google Pay qui demande l’ouverture du mobile pour réaliser la même opération.

Un écran externe secondaire maintenant tactile

Le Galaxy Z Flip3 dispose d’un écran externe. Il est plus grand que le précédent mesurant 1,9 pouce (contre 1,1 pouce sur le Galaxy Z Flip 5G). Désormais tactile, il peut s’animer lorsqu’on tape deux fois rapidement dessus. On peut faire défiler plusieurs fonctions dont l’ordre est personnalisable : météo, horloge, alarme, enregistreur vocal, minuteur, contrôle de la musique, nombre de pas, messages, agenda, etc. et d’ajouter des widgets si nécessaire. Dommage que l’on ne puisse pas répondre directement, l’écran servant principalement pour consulter les informations et différentes notifications reçues, le reste des opérations devant être faites en ouvrant l’appareil. Il est toutefois possible de piloter la lecture de musique.

À l’usage, il est pratique et évite bien souvent d’ouvrir le mobile pour voir les messages, mais nous aurions aimé avoir un peu plus de possibilités d’interaction malgré tout. Il s’agit d’une dalle AMOLED dont on souligne la bonne qualité et la luminosité suffisante pour être lisible en extérieur même en plein soleil.

Un écran interne plus résistant et 120 Hz

L’écran interne du Galaxy Z Flip3 au format 22:9 se déplie totalement sur 6,7 pouces en diagonale avec une définition de 1080x2636 pixels. À la différence des autres écrans, celui-ci est entouré par une légère bordure noire que l’on pense être gênante pour les manipulations tactiles, mais finalement qui se fait oublier à l’usage. L’écran profite d’une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz, une amélioration par rapport au précédent modèle limité à 60 Hz. En outre, l’écran est dit plus robuste par Samsung capable, à priori, de beaucoup mieux résister aux rayures. Il est recouvert par un film protecteur. Celui-ci peut être enlevé et on peut même le changer si celui-ci s’avère trop rayé au cours de son utilisation. La dalle OLED étant flexible, lorsqu’elle est entièrement dépliée, on note toujours la présence d’une petite marque au milieu. Si on la remarque au début, on l’oublie assez rapidement au fil de l’utilisation de l’appareil. Au passage du doigt, on sent aussi la pliure. La colorimétrie reste maîtrisée sur toute la surface d’affichage sans imprécision au centre, ce qui est une excellente chose.

Dans les paramètres de l’appareil, on peut ajuster la luminosité de chaque écran indépendamment. Il est aussi possible d'ajuster la fréquence de rafraîchissement de l’écran interne en sélectionnant le mode adaptatif qui adapte automatiquement la fréquence selon l’application en cours d’utilisation ou le mode standard qui plafonne à 60 Hz pour économiser de la batterie. Deux modes d’écran sont disponibles : vif et naturel avec, dans ce dernier cas, la possibilité de modifier la balance des blancs. La luminosité est suffisante pour un usage en extérieur, même en plein soleil. Enfin, notez un poinçon en haut au centre pour laisser de l’espace au capteur photo frontal.

Puissant tout ce qu’il faut

Techniquement, le Galaxy Z Flip3 monte d’un cran par rapport au précédent modèle puisqu’il est équipé d’une puce Qualcomm Snapdragon 888 (contre Snapdragon 865 sur le Galaxy Z Flip 5G) avec 8 Go de mémoire vive. Il est décliné avec 128 ou 256 Go d’espace de stockage, selon la configuration choisie. Rappelons l’impossibilité d’étendre cette capacité, ce qui fait qu’il faut bien choisir à l’achat selon ses besoins en mémoire. Avec une telle plateforme, le mobile est performant et exécute toutes les applications avec une grande vélocité. Aucun jeu ne lui résiste non plus permettant de jouer avec une belle fluidité et un excellent niveau de graphisme. Nous n’avons pas constaté de ralentissement chronique, ce qui est une très bonne chose.

De nombreux usages pratiques pour le multimédia

Un peu comme le Galaxy Z Fold3, le Galaxy Z Flip3 peut se mettre en mode Flex, c’est-à-dire, plié à 90 degrés pour permettre le visionnage de vidéos sur l’un de ses volets lorsque l’autre sert de support à plat. On ne profite pas d’autant de largeur qu’avec l’autre mobile pliant de Samsung, mais la position reste pratique. Sur certaines applications (prévues pour en termes de développement), les commandes tactiles s’affichent sur la partie basse de l’écran comme sous YouTube ou Spotify, par exemple. Notez que dans cette position, on peut également communiquer avec Google Duo, là encore avec une interface adaptée. Le Galaxy Z Flip3 est parfaitement capable de lire des contenus multimédia HD en qualité Full HD puisqu’il est compatible avec le DRM Wideline L1.

Sinon, le mobile utilise Android 11 avec une surcouche logicielle One UI déjà vu sur le Galaxy Z Fold3, mais également sur les autres mobiles de la marque. Celle-ci ne change pas proposant un haut niveau de personnalisation ainsi qu’une barre latérale pour des fonctions raccourcis, en plus de ceux déjà disponibles au niveau de la barre des notifications.

Une qualité photo en amélioration

Pour prendre des photos, le Galaxy Z Flip3 reprend les capteurs du précédent modèle, à savoir deux modules de 12 mégapixels pour le grand angle et l’ultra grand-angle. Avec eux, l’appareil propose des clichés plus flatteurs que Galaxy Z Flip 5G avec un niveau de détails plus important et une excellente colorimétrie. Le traitement logiciel s’avère performant permettant ainsi d’obtenir globalement de belles photos, quel que soit le capteur utilisé. Il n’y a pas de zoom optique ici, mais uniquement numérique qui permet de monter jusqu’à 10x pour des résultats un peu délicats. L’appareil dispose également d’un capteur de 10 mégapixels au niveau de l’écran. Celui-ci propose des clichés moins gratifiants avec un rendu plus saturé et moins précis.

L’avantage d’avoir deux écrans, c’est que l’on peut aussi utiliser les deux capteurs du dos pour se prendre en selfie, simplement en activant la fonction correspondante dans l’interface afin de se servir de l’écran externe comme source de cadrage. C’est très pratique et les résultats sont meilleurs pour les selfies. La prise de photo peut être déclenchée à distance, par un simple geste. L’interface de l’application Appareil photo s’adapte à l’ouverture de l’écran interne offrant une pleine vue s’il est totalement déplié ou proposant une vue seulement sur la partie haute de l’écran si celui-ci est légèrement replié faisant aussi basculer vers la partie basse les options normalement disponibles en haut. Plusieurs modes sont immédiatement accessibles : Single take, portrait, photo, vidéo et Plus. Ce dernier menu permet d’accéder à d’autres modes : AR Doodle, Pro, Panorama, nourriture, nuit, vidéo portrait, vidéo pro, super ralenti, ralenti, hyperlapse et vue du réalisateur (double vue).

Enfin, notez la possibilité de filmer avec une définition Ultra HD jusqu’à 60 images par seconde. On apprécie la limitation des bougés de l’appareil, notamment grâce à son stabilisateur intégré.

Une autonomie correcte, mais une charge encore lente

Avec sa batterie de 3300 mAh, il s’agit de l’une des plus petites capacités sur un mobile actuellement. Sans grande surprise, on tient une journée, mais pas beaucoup plus. Si on en a un usage plutôt intensif, il est de bon ton de prévoir une solution de charge intermédiaire pour lui redonner quelques couleurs et continuer à l’utiliser. Sinon, on peut aussi jouer sur la fréquence de rafraîchissement et l’utilisation au maximum de l’écran externe évitant d’ouvrir la surface interne, plus consommatrice d’énergie. Ce qui ne va pas vraiment dans le bon sens, c’est le fait que la batterie ne supporte pas de charge rapide. En effet, elle plafonne à 15 watts alors que même des smartphones de milieu de gamme proposent du 65 watts, sans parler du Xiaomi 11T Pro qui supporte du 120 watts. Cela signifie qu’il gagne à peine 40% en une demi-heure de charge. Et pour couronner le tout, Samsung ne fournit pas le bloc d’alimentation…comme sur les autres séries les plus haut de gamme. Le mobile peut toutefois supporter la charge sans fil. À 35%, dans ce cas, il demande encore 1h46 avant une charge complète.

Notre avis sur le Samsung Galaxy Z Flip 3

Pour nous, la nouvelle version de ce smartphone pliant à clapet qui sait à la fois se faire tout petit mais qui peut aussi proposer une très belle surface d’affichage est une réussite notamment par rapport au précédent modèle. Il rehausse le niveau de finitions avec un caractère plus robuste, une étanchéité à l’eau, des photos de meilleure qualité et des performances accrues. Il gomme donc les erreurs du précédent même si on peut toujours lui reprocher une autonomie limitée et une charge trop lente face à la concurrence. Pour nous, ergonomique et puissant, il reste malgré tout extrêmement agréable à utiliser au quotidien.

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