Principales caractéristiques techniques :

Design

Le smartphone Huawei Nova 9 a pour principale cible les plus jeunes à la recherche d’un appareil performant capable de leur permettre de réaliser des contenus multimédias le plus facilement possible avec la meilleure qualité. Il faut dire qu’il est assez attirant, arborant un design digne des modèles haut de gamme. En effet, il propose des bords arrondis et notamment un écran incurvé sur lequel nous reviendrons au cours de ce test. Pour séduire un public aussi large que possible, le constructeur propose des couleurs audacieuses avec un modèle en noir extrêmement brillant qui garde toutes les traces de doigts posés dessus et une autre finition, légèrement bleutée, extrêmement doux au toucher qui reflète toutes les sources de lumière posées sur son dos, en différentes couleurs, selon l’angle de vision.

Le mobile ne fait que 7,77 mm d’épaisseur ce qui en fait l’un des plus fins du marché. À titre de comparaison, les iPhone 13 mesurent 7,65 mm de profil. Le Huawei Nova 9 embarque le même processeur que les Honor 50, Xiaomi 11 Lite 5G NE, Samsung Galaxy A52s 5G et le realme GT Master Edition auxquels nous allons le comparer. Seul le Xiaomi fait mieux avec une finesse incroyable de 6,81 mm. Le Honor 50 qui partage de très nombreux composants et même des lignes du design avec le Nova 9 fait exactement la même épaisseur tandis que les Samsung et realme sont moins fins que le mobile de Huawei.

Honor 50 et Nova 9, un tronc commun

Ne gardons pas le suspens plus longtemps, le Honor 50 et le Nova 9 ont beaucoup de similitudes. En fait, ce sont pratiquement les mêmes appareils mis à part deux choses : la version du processeur est 5G alors que le Nova 9 dispose d’un module 4G, n’ayant pas le droit d’utiliser les technologies 5G américaines (intégrées au niveau du Soc) et le capteur photo principal : le Nova 9 embarque un module de 50 mégapixels contre un 108 mégapixels installé sur le Honor 50. Tout le reste est strictement identique et s’explique par le fait que Huawei était la maison-mère de Honor jusqu’à il y a encore quelques mois et que le développement de ces appareils, partant d’une base commune propice à des économies d’échelle et une meilleure rentabilité pour le groupe chinois, avait déjà débuté et qu’il est compréhensible qu’in fine, les deux mobiles soient quasiment identiques. Une autre différence les distingue : Honor a le droit d’utiliser les Google Mobile Services comme tous les autres constructeurs, ce qui n’est pas le cas de Huawei qui doit proposer ses propres services mobiles.

Revenons maintenant plus particulièrement au Huawei Nova 9 et ses proportions tout à fait dans la moyenne des appareils de son genre. Il ne fait que 179 grammes, ce qui est en dessous des 190 grammes de moyenne des smartphones. En main, il donne une impression de légèreté et s’avère très agréable à manipuler, notamment grâce à sa finesse comme on peut le voir sur les photos de notre prise en main rapide de l’appareil. Le profil de droite est légèrement biseauté pour accueillir les touches de mise en veille et de gestion du volume. Le premier profite d’un trait rouge permettant de rehausser le design. Le châssis est en plastique couvrant les antennes de réception et d’émission. Sur le profil supérieur, il y a un trou pour le microphone. Enfin, sur le profil inférieur, il y a le tiroir pour les cartes SIM, un microphone, le connecteur USB-C et un haut-parleur. Le Nova 9 peut supporter deux cartes SIM, mais pas de carte d’extension de mémoire de stockage, ce qui est toujours un peu dommage.

Le son est mono, ce qui est regrettable. Le son délivré par le mobile est toutefois correct avec un équilibre tonal assez bon malgré qu’il manque cruellement de puissance, ce qui est assez normal pour un smartphone. On ne peut pas brancher de casque directement, sans passer par un adaptateur USB-C vers jack. La conservation de cette connectique aurait peut-être été plus logique vu la cible visée, mais Huawei doit penser que tous les utilisateurs préfèrent passer par une liaison sans fil Bluetooth avec, pourquoi pas des écouteurs de la marque.

Le lecteur d’empreinte digitale est installé sous l’écran. Il est placé à seulement 1 cm du bas du mobile, ce qui est une position que nous jugeons trop basse pour être véritablement naturelle si on tient le mobile bien en main. Ainsi positionné, cela oblige une petite gymnastique du pouce. On peut toutefois utiliser la reconnaissance faciale ou d’autres moyens plus classiques pour déverrouiller le mobile.

En termes de connectivité, le Huawei Nova 9 propose du Wi-Fi 6, du NFC et un accès aux réseaux 4G. Il embarque effectivement une version spécifique du processeur Qualcomm Snapdragon 778G normalement doté d’un module 5G disponible sur les autres appareils. On peut profiter du paiement sans contact ou de l’appairage avec d’autres terminaux compatibles. Si le Samsung Galaxy A52s 5G propose une certification IP67 le rendant totalement étanche à l’eau douce et à la poussière, ce n’est pas le cas du Nova 9 qui n’est pas spécialement protégé ce qui est un peu dommage à ce prix, surtout que le Samsung est proposé un peu moins cher.

Un écran digne d’un plus haut rang

L’écran du Nova 9 s’appuie sur une dalle AMOLED de 10 bits mesurant 6,57 pouces en diagonale avec une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz. Notez également le taux d’échantillonnage de 300 Hz. Ce dernier permet d’offrir une meilleure réactivité dans les jeux vidéo. Le Nova 9 n’a donc rien à envier aux modèles les plus haut de gamme. On apprécie également son caractère incurvé. Cela permet de proposer des bords latéraux assez fins même s’ils sont légèrement plus épais en haut et en bas. Nous avons constaté une très faible dérive colorimétrique sur les parties courbes, mais rien de grave. Dans les paramètres, il est possible de configurer l’affichage selon ses besoins et ses envies. Huawei a prévu la possibilité d’activer le mode confort des yeux ou le mode sombre. Un mode eBook est également possible. La définition de l’écran est réglée par défaut sur 1080x2340 pixels, mais peut être définie sur 720x1560 pixels pour économiser la consommation d’énergie ou mettre en mode automatique ce qui signifie que c’est l’appareil qui choisit la définition la plus adaptée en fonction du niveau de la batterie et des besoins. C’est la même chose pour la fréquence de rafraîchissement qui peut être bloquée sur 60 Hz, 120 Hz ou sur un mode automatique. Pour plus de justesse dans l’affichage et notamment des couleurs, notez la possibilité de jouer sur la température de celles-ci bien que les réglages proposés par défaut soient pertinents. L’écran profite d’une luminosité suffisante pour être utilisé en extérieur, en plein soleil.

Les performances au rendez-vous

Comme évoqué un peu plus haut, le Nova 9 utilise la version 4G du Soc Qualcomm Snapdragon 778G à cause des restrictions décidées par l’administration américaine. Malgré tout, cela ne l’empêche pas de proposer de très bonnes performances pour le lancement des applications, mais également pour leur exécution. La gestion du multitâche n’est pas un problème non plus, offrant une très bonne fluidité générale à l’usage et notamment pour le passage d’une application à une autre. Au cours de notre phase de test de quelques jours, nous n’avons pas constaté de ralentissement spécifique et avons pu jouer à des jeux avec une excellente jouabilité et une fréquence d’image assez élevée. Le processeur est ici associé à 8 Go de mémoire et 128 Go sont normalement disponibles pour l’installation d’applications et l’enregistrement de documents multimédia ou autres. Malgré un traitement intensif pendant plusieurs minutes, le mobile est resté assez tempéré, ne proposant pas de surchauffe ce qui est toujours une bonne chose. Comme avec les autres smartphones, nous avons soumis le Huawei Nova 9 à plusieurs outils de mesure de performances afin de les comparer et en voici les principaux résultats.

Un système Android dépourvu de Google Mobile Services, mais Petal Search à votre aide

Comme les autres smartphones de la marque, le Nova 9 ne peut pas utiliser les services de Google et se sert, à la place, des Huawei Mobile Services ainsi que de son interface Harmony OS avec une surcouche logicielle EMUI 12.0.1. Plusieurs applications sont préinstallées dans le mobile et lors de la configuration initiale, d’autres sont également poussées pour vous. Globalement, l’interface est assez similaire à celle d’Android classique. On a droit à une barre de notifications qu’on peut tirer du haut, côté droit vers le centre de l’écran. Pour installer des applications, il faut passer par la plateforme AppGallery. Elle concentre de plus en plus d’applications notamment locales, développées par des équipes en France soucieuses d’une localisation des services et tentant d’apporter un maximum d’applications pertinentes. Si une application n’est pas disponible au sein de l’AppGallery, on peut faire appel au moteur de recherche Petal Search. N’espérez toutefois pas pouvoir piloter vos objets connectés Google à la voix comme vous pourriez le faire avec n’importe quelle autre marque de smartphone sous Android. Du coup, la communication passe par des objets connectés Huawei. Malgré l’impossibilité d’installer les applications Google, l’astuce est de passer par l’intermédiaire du navigateur Internet avec, pour chacun des raccourcis vers la page d’accueil du smartphone afin de s’y rendre presque comme s’il s’agissait d’une application classique.

Les paramètres sont organisés d’une manière assez classique. On trouve les réglages des différents réseaux tout en haut. Un menu Appareil+ permet de concentrer les objets compatibles (liés à un compte Huawei) situés à proximité pour établir, le cas échéant, un contact. La fonction Huawei Share permet d’envoyer des fichiers (images, vidéo, divers) à des dispositifs de la marque comme un autre smartphone, une tablette ou, à terme, une télévision, le géant chinois proposant ce type d’appareils en Chine, par exemple. L’interface logicielle est personnalisable avec des thèmes proposés, des fonds d’écrans et des dessins d’icônes. Plusieurs options sont relatives à la protection de la vie privée avec notamment la gestion des différentes autorisations pour les applications, la possibilité d’ouvrir un espace privé pour y placer des fichiers, des informations, des applications et certaines données que l’on ne souhaite pas exposer aux autres utilisateurs. L’espace est protégé par un mot de passe. On peut désactiver les publicités personnalisées et gérer le partage d’analyse des données. Notez la possibilité d’ouvrir des fenêtres flottantes et de scinder l’écran en deux parties pour afficher deux applications simultanément.

Enfin, comptez sur l’assistante vocale Celia qui permet de réaliser plusieurs opérations de contrôle du smartphone comme passer un appel, lire de la musique, envoyer un message ou demander la météo. Il est aussi possible de poser d’autres questions, plus générales, trouvant leur réponse sur les résultats obtenus en ligne.

Globalement, avec le Nova 9, il faut accepter une nouvelle expérience applicative avec une réussite dans de nombreux cas, mais aussi de la frustration dans d’autres lorsqu’on n’arrive pas à accéder à l’une de ses applications favorites ou aux services qu’on avait l’habitude d’utiliser sur d’autres smartphones ayant la possibilité d’utiliser les services Google.

Le Nova 9 mise sur sa qualité photo et vidéo

Pour la partie multimédia, le Nova 9 est capable de livrer des contenus vidéo avec une qualité en simple définition malheureusement pas plus haute, notamment via Netflix, par exemple. Pour les photos, il propose un signe distinctif concernant le design de l’intégration de ses capteurs photo : le cerclage. Les objectifs sont donc répartis en deux pôles avec un capteur de 50 mégapixels comme module principal. Il s’agit du même capteur que celui du Huawei P40. Dans l’autre cercle, il y a un capteur de 8 mégapixels et deux autres objectifs de 2 mégapixels chacun. La configuration est donc très proche de celle du Honor 50 (108+8+2+2 mégapixels). Comme sur la quasi-totalité des smartphones, le bloc optique dépasse très légèrement du reste du dos. Le capteur principal utilise la technologie de filtre RYYB développée par Huawei ce qui lui permet de dire qu’il est capable de laisser entrer jusqu’à 40% de lumière en plus par rapport à un capteur classique RGB. En outre, on peut aussi compter sur une grande taille de capteur de 1/1,56" alors que celui de l’iPhone 12 Prox Max fait 1/1,87". En outre, on peut également compter sur un traitement d’images qui s’appuie sur la consultation de banques d’images d’objets afin d’optimiser le rendu, comme on peut le faire pour la reconnaissance des scènes à photographier et l’ajustement des paramètres correspondant à chaque situation. Pour limiter les déformations sur les photos en mode grand-angle, Huawei a développé un algorithme qui redresse automatiquement les objets situés sur les extrémités devant être droits. Le principe est plutôt efficace à l’usage. L’interface de l’application Appareil photo n’est pas différente de celle proposée sur les autres smartphones sous Android. Les principaux modes sont accessibles en bas et un menu Plus permet d’accéder à ceux qui ne sont pas proposés par défaut. Notez la possibilité de personnaliser l’interface en intégrant les modes les plus utilisés dans le bandeau du bas.

Les photos que nous avons pu réaliser avec le Nova 9 sont excellentes. On apprécie le rendu naturel des couleurs ainsi que la bonne luminosité et le niveau de contraste assez bien dosé, et ce, aussi bien à l’aide du capteur principal que celui dédié à l’ultra grand-angle. Les clichés de nuit sont également de bonne qualité avec une grande quantité de lumière capturée tout en limitant le niveau de grain.

Pour les selfies, le Nova 9 dispose d’un capteur de 32 mégapixels ouvrant à F/2.0 capable de filmer avec une définition Ultra HD. Pour la partie vidéo, on peut compter sur un système de stabilisation ainsi que sur la possibilité de filmer simultanément ce qui se passe devant et derrière le mobile grâce à la fonction Dual View. Pour le montage des vidéos, Huawei propose l’application Petal Clips. Elle permet d’éditer des séquences ainsi que d’ajouter de la musique de fond, des effets, des titres et même des incrustations d’images pour créer une véritable vidéo montée directement depuis son smartphone sans avoir recours à un logiciel de montage sur PC. C’est très pratique. L’utilisation est assez intuitive. Des modèles et des tutoriaux (en anglais) sont proposés pour partir d’un exemple et suivre les conseils sur les opérations à réaliser. Sur l’application Caméra, en mode vidéo, il est possible d’avoir une image très large, grand-angle et de zoomer (numériquement) de manière plutôt fluide.

Une bonne autonomie et un chargement rapide

Le Nova 9 est équipé d’une batterie d’une capacité de 4300 mAh supportant la charge à 66 watts avec un bloc d’alimentation livré avec l’appareil. Avec lui, nous avons pu recharger le mobile de 80% environ en 30 minutes, ce qui est assez rapide et permet, en pleine journée, de remettre un coup de boost au téléphone en cas de défaillance. Il y a des solutions logicielles pour économiser de la batterie comme l’affichage adaptatif et l’utilisateur est régulièrement sollicité pour fermer une application qui s’exécute en arrière-plan et consomme alors qu’elle ne devrait pas. À l’usage plutôt normal, nous avons pu utiliser le mobile typiquement pendant une journée et demie ce qui est une bonne chose.

Notre avis

Le smartphone Huawei Nova 9 est un très bel objet technologique qui sait se montrer performant aussi bien dans l’exécution de jeux vidéo qu’en photo où il se débrouille très bien proposant une très bonne jouabilité et des résultats de très bonne qualité. On apprécie son design et sa finesse tout comme la qualité de son écran, saluons son autonomie et avons remarqué sa vitesse de charge intéressante. Mais le tableau n’est pas qu’idyllique puisqu’il est impossible d’étendre la capacité de stockage, qu’on est limité à la 4G, que quelques services comme la lecture en streaming sont aussi restreints et finalement, c’est un peu le sentiment général qui se dégage du Nova 9 à cause principalement de l’impossibilité d’accéder aux services mobiles de Google. Si vous venez d’un mobile d’une autre marque, cela peut causer quelques difficultés, même si elles sont surmontables, soyons honnêtes. Si vous avez déjà un peu perdu de vue le géant de Mountain View ou que vous n’avez pas peur d’un certain changement, le Nova 9 est un bon compagnon.

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